L’Institut Image des Arts et Métiers a développé un simulateur de formation d’intervention sur machine, permettant notamment de ne pas arrêter la production d’une usine d’emballage en verre en cas de panne ou dysfonctionnement.

L’entreprise et l’innovation

Verallia, groupe indépendant et troisième producteur mondial de l’emballage en verre pour les boissons et les produits alimentaires, offre des solutions innovantes, personnalisées et respectueuses de l’environnement à destination de plus de 10 000 clients à travers le monde. Son site de production situé à Chalon-Sur-Saône est un des plus grands de France.

Le défi à relever

Aucune école de verrerie n’existant en France, Verallia dispose d’un centre de formation continue pour ses collaborateurs, intégré à son site.
Les interventions sur le mélangeur air/gaz, unique installation de l’usine qui alimente les brûleurs pour la fonte du verre, s’appuient sur des formations papier et théoriques. La difficulté ? Avec une production continue en cinq-huit et une procédure d’intervention complexe, le moindre arrêt de la machine pour formation entraîne la paralysie d’une machine de production.

Le partenariat

Consulté par Verallia, l’Institut Image des Arts et Métiers, rattaché au campus de Cluny, a analysé les besoins et mis en place un cahier des charges permettant le développement d’un simulateur de réalité virtuelle : la machine y est simplifiée mais complètement fonctionnelle. Il intègre plusieurs scénarii de cas de panne et la procédure à suivre par les collaborateurs, qui sont guidés grâce à des indications visuelles et interactives avec l’aide du formateur.

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Les projets mis en place en partenariat avec Verallia sont très enrichissants car ils permettent de soulever des verrous scientifiques liés aux problématiques du jumeau numérique tout en adressant une solution pour améliorer le processus de formation interne de Verallia, et limiter les temps d’intervention en cas de panne ou d’avarie. Ils permettent aussi d’apprendre de nouveau métiers car pour réaliser ce genre d’application, les premières étapes sont de se mettre à la place de l’apprenant pour à la fois comprendre les actions qui lui sont demandées lors de son travail mais aussi de comprendre la pédagogie nécessaire pour transmettre les bonnes pratiques et s’assurer que l’outil de formation est pertinent et apporte un vrai « plus » en terme de compétence et aussi de sécurité au travail. 

JEREMY PLOUZEAU