Dans le contexte des contraintes environnementales imposées aux constructeurs automobiles (Horizon 2020), le LAMIH effectue des recherches sur l’amélioration des conditions de manoeuvrabilité, ainsi que sur la réduction de consommation par voie aérodynamique des véhicules automobiles en condition autoroutière.

Deux démonstrateurs expérimentaux instrumentés ont été mis en place permettant de quantifier les effets sur la consommation (réduction de la résistance à l’avancement) d’un système actif de contrôle d’écoulement placé sur la partie arrière d’un véhicule automobile.

  • une maquette générique permettant de tester des solutions de contrôle et de quantifier leur efficacité en soufflerie
  • une Twingo GT également instrumentée, permettant de valider sur route les lois de contrôle établies sur le modèle académique.

Les dispositifs de contrôle employés sont des actionneurs fluidiques de type jet pulsés développés et éprouvés en laboratoire. Ces dispositifs sont capables de modifier dynamiquement et de façon significative la répartition des charges aérodynamiques d’un véhicule automobile. Un travail prospectif très concluant a déjà été réalisé à la fois sur route et en soufflerie. Celui-ci a permis de définir des protocoles d’essai adaptés permettant d’évaluer de façon suffisamment précise la résistance à l’avancement sur la base de mesures de pression couplées à des mesures de positionnement (GPS) et de couple roue pour le cas des essais sur route. En soufflerie, des prises de champs de vitesse ont également permis de caractériser l’écoulement de sillage et de mettre en évidence la présence d’un écoulement latéralement bistable.

L’objectif clairement affiché du projet est de progressivement amener à maturité une technologie active de contrôle d’écoulement capable de s’adapter aux conditions de route réelles et également d’être susceptible de convenir aux exigences des constructeurs automobiles en termes de sécurité. D’un point de vue pratique la conception d’un dispositif de contrôle adapté aux véhicules réels permettrait d’envisager un transfert technologique vers les PME (équipementiers automobiles/startup).